Le Roussillon se présente comme un amphithéâtre dominé par des hauteurs souvent difficiles à franchir qui le séparent des provinces voisines :
-Au nord, les pentes vertigineuses de la barrière calcaire des
Corbières s'allongent depuis le Roc Paradet (900 m)
jusqu'au Montoulié de Périllou,
dominant Périllos en passant par le plateau
de Saint-Paul (943 m), la château de Quéribus (728 m)
et la serre de Vingrau.
-à l'ouest, le cirque roussillonnais est dominé par le massif
du Canigou (2 785 m), entre le Tech et la Têt, premier maillon des
sommets pyrénéens en forme de promontoire avancé vers l'est,
puis le massif du Madres (2 741 m),
moins imposant et plus en retrait, entre Têt et Agly.
- au sud, le massif des Albères et le Roc de France (1 450 m)
marquent le sud du Roussillon et forment la frontière avec l'Espagne.
Géologiquement parlant, le Roussillon est une zone
tourmentée qui a subi de profonds bouleversements
au tertiaire et au quaternaire.
Jusqu'à la fin de l'ère secondaire, les couches de terrains qui se
forment sont à peu près planes.
Lorsque s'opère la surrection des Pyrénées, les couches
anciennement formées vont être mises à jour
(terrain primaire des
Albères, du massif du Canigou, du groupe montagneux de Baixas
au massif du Madres), et les couches de terrain superficielles
vont être prises dans l'étau formé par les futures
Pyrénées et le vieux bloc inébranlable du Massif central,
ce qui entraîne leur plissement, ainsi que la formation du synclinal
de Maury.
Conséquence directe de ces nombreux bouleversements,
la variété des sols et des sous-sols permet de
passionnantes balades géologiques, chacun des
quatre principaux
terroirs étant lui-même divisé en une multitude de zones aux
caractères bien distincts, parfois reconnus par une AOC particulière.